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31/08/2016

Article intéressant à lire

Périco Légasse : « La crise du lait révèle la violence féodale des multinationales »

 

FIGAROVOX/ENTRETIEN - Un accord a été trouvé entre Lactalis et les producteurs de lait. Néanmoins, pour Périco Légasse, la situation n'est pas viable. Les éleveurs sont devenus les serfs d'un système agro-alimentaire devenu à la fois féodal et mondialisé.


Périco Légasse est rédacteur en chef de la rubrique vin et gastronomie à l'hebdomadaire Marianne.


FIGAROVOX. - Un accord a été trouvé mardi sur le prix du lait entre les organisations de producteurs et le géant Lactalis. Il fixe le prix de la tonne de lait à «290 euros en moyenne», a précisé Sébastien Amand, vice-président de l'Organisation de producteurs Normandie Centre. Cet accord résout-il la crise du lait ou est-il un pis-aller?

Périco LEGASSE. - Ramenons les chiffres à des entités compréhensibles pour le grand public. 290€ la tonne, soit 1000 litres, cela correspond à 29 centimes d'euro du litre de lait. La négociation est partie de 25 centimes du litre, pour monter à 26 puis à 28 centimes. A ce prix là, ça bloquait encore. Un centime de plus ne compensera en rien le manque à gagner des éleveurs, dont le seuil à partir duquel ils commencent à «vivre» est de 39 centimes du litre. A 29, c'est un accord syndical lié à des enjeux politiques. A moins de 32 centimes le litre de lait, les éleveurs les plus en difficulté ne peuvent pas s'en sortir. Il faut dire aussi que la FNSEA a longtemps soutenu le système intensif en expliquant aux éleveurs que produire beaucoup à moindre prix leur ouvrirait le marché mondial. On déplore aujourd'hui plusieurs pendaisons par mois de producteurs ruinés ou désespérés. Il est clair que quelqu'un leur a menti. Espérons que cet accord soit le début d'une vraie harmonisation de la production laitière permettant à chacun de trouver son compte. Disons que c'est un premier pas.

Comme vous l'expliquez dans votre dernier article publié dans Marianne, Lactalis payait le litre de lait 25 centimes d'euro aux éleveurs, soit 14 centimes au-dessous de son prix de revient. Comment en est-on arrivé là? Qui fixe les prix?

Toute la tragédie est dans le mécanisme économique d'un système où c'est le client qui fixe le prix à son fournisseur et ne le paye qu'après avoir vendu la marchandise. Il paraît que nous sommes en économie libérale… Une situation même pas imaginable aux pires périodes de l'Union Soviétique. Qui fixe les prix? En réalité la grande distribution, qui exige des tarifs chaque jour plus bas pour conquérir des parts de marché sur ses concurrents. Que ce mécanisme engendre un chaos retentissant lui importe peu. Les industriels sont obligés de s'aligner pour conserver leur référencement et imposent eux mêmes une tarification intenable à leurs fournisseurs, en l'occurrence les producteurs laitiers. A chaque échelon la même formule: tu cèdes ou tu dégages. Pour ne pas perdre le marché, transformateurs et producteurs finissent par plier. Au détriment de quoi? De la qualité, de l'environnement, de la santé du consommateur et du bien être de l'agriculteur. Jusqu'au jour où ils ne peuvent plus tenir et là, ça craque. Et puis il y a le sacro-saint prétexte de la mondialisation, et des parts de marché à conquérir dans des échanges globalisés, avec la bénédiction de Bruxelles, qui a réussi à transformer le principe de «préférence communautaire», base du Marché commun de 1956, en hérésie subversive et anti-libérale. Ici décide la part de marché globalisée! On voit le résultat, et pas qu'en agriculture. Ainsi la messe est-elle dite. Donc, gentil producteur, ou tu t'alignes sur les tarifs que je t'impose et tu crèves ; ou je vais chercher mon lait en Nouvelle- Zélande et tu crèves quand même. Ceux qui ont vu leurs confrères pendus au bout d'une corde en laissant une famille et une exploitation dans le désastre ont de bonnes raisons de manifester leur indignation et de s'insurger.

Le consommateur n'a t-il pas aussi un rôle à jouer dans son comportement alimentaire?

En effet, et c'est le troisième paramètre. On explique depuis 40 ans au consommateur qu'il doit consacrer le moins de temps et le moins d'argent possible à son alimentation en lui proposant, à grands renforts de campagnes publicitaires, du bas de gamme à moindre prix. La bouteille de lait frais qu'il faut aller chercher une fois par semaine a été évacuée du réfrigérateur au profit de la brique en carton de lait stérilisé UHT à longue conservation que l'on peut acheter par pacs de 12 et stocker sous l'escalier. C'est tellement fatiguant d'aller chercher son lait, et son pain. Donc, on prend tout en grande surface pour le mois. Quelle honte! Et pour faire quoi de mieux? Le pain et le lait sont sacrés, on peut quand même faire cet effort minimum. Il ne s'agit pas de prendre son bidon en aluminium est d'aller acheter son lait cru à la ferme, cette époque est révolue (même s'il subsiste ici et là quelques héros), il s'agit de préférer du lait frais vendu sous une marque industrielle que l'on trouve dans la grande distribution. Bien que frais, et non UHT (Ultra Haute température, terrifiant procédé thermique qui aseptise tout pour donner un liquide gris clair et insipide), ce lait n'en est pas moins pasteurisé et peut se conserver sans aucun risque une semaine au frigo. Il coûte entre 0,76€ et 1,20€ du litre selon son origine, c'est quand même pas la ruine! Même si l'on interpelle à juste titre Emmanuel Besnier, Michel-Edouard Leclerc et Xavier Beulin (président de la Fnsea qui a été obligé de prendre le train de la révolte en marche sous la pression de sa base mais qui incarne le dogme agissant d'une agriculture industrielle) sur l'état dans lequel se trouve nos paysans, il convient aussi d'interpeller le citoyen consommateur sur les responsabilités qui sont les siennes au moment d'accomplir son acte d'achat. En France, il a le choix et l'information, donc, s'il le peut et le décide, les moyens d'agir dans le bon sens.

Lactalis est le numéro 1 mondial du marché du lait. Ce type de multinationale est-il désormais incontournable dans le secteur agro-alimentaire?

Les anciens se souviennent d'André Besnier, qui parcourait les routes de la Mayenne en carriole pour ramasser les fromages. C'était dans les années 1930. Lui succédant en 1955, son fils Michel a donné sa nouvelle dimension à l'empire Besnier, en rachetant une à une des laiteries dans le grand Ouest. Michel Besnier était un tempérament, personnage sans concession, que l'on avait connu au début avec sa camionnette H Citroën et qui finira comme premier industriel du lait en Europe. Défenseur acharné des fromages au lait cru et des appellations d'origine, il en a sauvé quelques unes, notamment le roquefort. Jusqu'au jour ou tout a basculé. De producteurs de fromages et laitages, les Besnier sont devenus des financiers de la globalisation, conservant quelques racines pour la vitrine, comme les camemberts Jort et Moulin de Carel, au demeurant excellents, et consacrant le reste de leur énergie à transformer le lait en part de marché. Président, Bridel, Lactel, les marques se sont misent à fleurir, Salakis, Galbani, elles sont 56 à travers le monde. En 1999, le groupe Besnier devient Lactalis (ça fait plus consortium), grosse multinationale qui ne va cesser de croître. Michel Besnier décède en 2000 et c'est son fils Emmanuel, né en 1970, qui prend les rennes. Avec un chiffre d'affaires de 17 milliards d'euros, assorti d'un résultat net de 10,5%, cela en fait le premier groupe mondial et la 13e fortune de France, avec un patrimoine familial de 8,6 milliards d'euros. Non, cette vision du monde n'est pas inéluctable, et ne constitue en aucun cas l'avenir de notre agriculture, car si, pour maintenir ses profits, on est contraint de payer 25 centimes du litre de lait aux éleveurs français pour préserver des parts de marché qui, au final, ne profitent pas à la France, alors Lactalis ne peut être considéré comme un partenaire mais comme un adversaire de notre économie. Je le dis avec un profond respect pour les 15 000 salariés français de cette société qui sont fiers pour beaucoup d'en faire partie. Mais ils ne sont pas seuls dans l'univers du lait. Et le jour où il n'y aura plus d'éleveurs, ce pays sera mort. En aucun cas la part de marché ne doit passer avant l'homme, surtout si cet homme est le garant d'une valeur, d'un patrimoine, d'un environnement et d'une façon de vivre.

Existe-t-il un seuil d'acceptabilité?

Par principe, le gigantisme conduit aux excès, car la dimension humaine devient dérisoire et obsolète dans des mécanismes planétaires. La seule chose qui compte, c'est le résultat. Financier pour les uns, humain pour les autres. Cette économie d'échelle grandit-elle l'humanité et protège-t-elle la planète? Il semble bien que non. Beaucoup de multinationales de l'agro-alimentaire commencent à le comprendre. Echapper à la logique satanique de la baisse des prix pour préserver la ressource planétaire et le potentiel humain, là est l'essentiel. Richard Girardot, PDG de Nestlé-France, et Georges Plassat, PDG de Carrefour, l'ont clairement et courageusement signifié lors d'entretiens accordés au Figaro en 2015. Pour moi le modèle d'avenir n'est pas celui de Lactalis, qui fabrique 250 000 camemberts Président par jour dans son usine de Villedieu les Poêles, avec deux salariés aux manettes, en payant 25 centimes du litre de lait, mais La Société Fromagère de la Brie, à Saint-Siméon, en Seine-et-Marne, qui emploie 70 salariés et paye 40 centimes du litre de lait aux éleveurs. Deux logiques divergentes, avec le même objectif, vendre du fromage. Ce qui les distingue? L‘une est devenue une banque dont la seule finalité est le profit financier, l'autre est restée une fromagerie. L'une nous conduit à la saturation de la ressource, l'autre nous permet d'envisager un avenir durable et rationnel. Mais pour cela il faut absolument que les modes de consommation évoluent et cela relève d'une prise de conscience citoyenne.

Stéphane Le Foll, le ministre de l'Agriculture, a reconnu qu'il n'avait jamais rencontré Emmanuel Besnier, le PDG de Lactalis et qu'il n'avait même pas son portable. Est-ce le symptôme d'une mondialisation devenue folle qui laisse les politiques totalement impuissants?

Je me réjouis que Stéphane Le Foll, pour lequel j'ai la plus grande estime en ce sens qu'il est le meilleur ministre de l'Agriculture de l'histoire, et je pèse mes mots, n'ait pas le portable d'Emmanuel Besnier. D'ailleurs le ministre a un répertoire de numéros de portable beaucoup trop chargé et cela lui pourrit la vie. L'aveu du ministre disant qu'il ne peut rien faire est la réalité de notre système économique. C'est triste, mais c'est comme ça. En France, qu'on le déplore ou l'on s'en félicite, les prix ne sont plus fixés par le gouvernement et toutes les majorités parlementaires, avec le soutient actif de la FNSEA, ont accepté, dès 2003, la fin des quotas laitiers, la mesure la plus intelligente jamais prise dans l'Union Européenne. Produire en fonction de ce dont on a besoin pour réguler le marché et la demande tout en garantissant un revenu minimum aux éleveurs, c'était tout simplement génial. Un peu interventionniste, certes, mais tellement efficace. Mais l'école Barroso et la méthode Junker ont sévi. Rendons à Stéphane Le Foll ces outils-là et vous verrez qu'il nous fera des miracles. D'aucuns avaient annoncé le drame à partir de 2015. D'autres le démentait avec conviction: on allait ouvrir le monde aux producteurs de lait enfin libérés des contraintes étatistes d'une Europe enfermée sur elle même. Et vive le libre-échange globalisé, et vive la mondialisation heureuse! Pour l'heure, les seuls qui se soient enrichis sur ce secteur sont les exportateurs de lait en poudre industriel vers la Chine, les fabricants de yaourts néo-zélandais et les marchands de corde à nœuds …

Peut-on aller jusqu'à parler d'une reféodalisation du monde?

Mais le monde est re-féodalisé. Et comme il faut! Que sont Goldman Sachs et Lehman Brothers sinon des féodaux de la finance mondiale? Quand ils échouent au poker boursier après avoir fixé leurs conditions aux Etats, qui taille-t-on? Mais le bon peuple, c'est-à-dire le contribuable. Que sont les cinq centrales de grande distribution en France qui se partagent 90% du marché de la consommation sinon des nouveaux féodaux qui imposent leurs tarifs? Que se passe-t-il quand le serf, c'est à dire le fournisseur, se rebiffe? Eh bien il est «déréférencé», c'est-à-dire exclu des rayonnages. Aujourd'hui le procédé est plus vicieux: «Désolé, à cause vos anciens tarifs le système informatique vous a classé ‘'code 4'' et les commandes ont été annulées. Nous réparerons cela à la prochaine négociation…». Que sont les firmes de la vente de l'eau, de l'électricité et du téléphone sinon les nouveaux féodaux du grand système de tuyauterie générale? Allez dire au répondeur automatique que vous ne voulez taper ni 1, ni 2, ni 3 mais que vous refusez la énième augmentation directement prélevée sur votre compte bancaire. Eh bien on vous coupe le robinet sans préavis. Ne reste que l'application du droit de cuissage…

Face à un tel rouleau compresseur, quelles solutions: boycott, circuits courts, protectionnisme?

Le boycott est une arme très efficace dans les cas extrêmes. Sans doute ce risque a-t-il pesé pour beaucoup dans la négociation de Laval. S'il y a la jacquerie du croquant, il peut aussi y avoir la révolte du consommateur. Pour ce qui est de la tragédie agricole que notre pays traverse avec sa dose de misères et de souffrances, il serait heureux que les décisions soient prises au niveau de chaque Etat par des gouvernants libérés de contraintes communautaires inadaptées. Il y en avait une de bonne et on l'a tuée. Les gouvernements doivent être garants de l'autosuffisance alimentaire du pays avec priorité à la production nationale, puis communautaire. L'initiative «Produire en France» lancée par Yves Jégo et Arnaud Montebourg est en ce sens exemplaire. Il faut évidemment une protection taxée contre les concurrences déloyales de produits importés qui ruinent notre économie et détruisent nos emplois. On nous dit, gare aux représailles! Faisons le bilan chaque fois que le cas se présente et il y aura des surprises. Il faut une information parfaite sur les produits alimentaires, avec origine et mode de fabrication. Stéphane Le Foll, encore lui, a réussi une prouesse en imposant la traçabilité sur les plats et produits transformés après le scandale des lasagnes au cheval. Malgré l'hostilité de Bruxelles, le ministre a tenu tête et la mesure sera effective à partir du 1er janvier 2017. Comme quoi, quand un homme politique déterminé se dote des moyens adéquates il parvient à ses fins… Et puis, surtout, il faut éduquer le consommateur, cela a été dit cent fois, depuis l'école, et là nous allons interpeler tous les candidats à la présidentielle sur leur programme. Faire en sorte que le client de demain soit avisé et informé afin qu'il se nourrisse en toute connaissance de cause. Enfin, mobiliser les citoyens dans le sens d'une consommation durable et responsable favorisant les produits français. Le plus grand mensonge du jour est que bien se nourrir coûte cher. C'est faux. Archi faux. La malbouffe ruine et tue, tout le reste est hypothèse. En tout cas ce qui peuvent revoir leurs mœurs alimentaires en ce sens sont des millions en France. A eux d'agir, de dire stop. Payer 1,20€ un litre de lait pour sauver un paysan, protéger un patrimoine et préserver un environnement ce n'est pas cher. Manger c'est voter, alors à table citoyens!

12:50 Écrit par La Vaire | Lien permanent | Commentaires (0)

Abandon de notre agriculture

Communiqué de presse de Edouard Ferrand député au Parlement européen, membre de la commission agriculture et développement rural
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Le grand abandon de notre agriculture par l'Union européenne

Le modèle européen fondé sur l'indépendance alimentaire de l'Europe et sur l'aménagement de nos territoires, à l'initiative du général de Gaulle, est bien loin derrière nous. La faible augmentation des fonds alloués au développement rural lors de la négociation de la PAC 2014/2020 ne permet pas plus de moderniser que de maintenir à niveau l'activité économique de nos zones rurales. La réalité est bien différente de celle présentée par la Commission européenne :

- Les exploitations continuent de disparaître à un rythme effrénée, désormais privées de toute aide conséquente ;
- l'industrie agro-alimentaire continue de pâtir de graves handicaps, à l'exemple de la directive détachement;

Cette absence de perspectives pour l'agriculture transforme de plus en plus de zones rurales en véritable zones de relégation concentrant paupérisation, vieillissement et immigration.

L'encadrement des plans de développement rural par la Commission européenne cherche de plus en plus à contourner les Etats au profit des grandes régions et à créer ainsi des réseaux de  clientélisme, peu en rapport avec les intérêts nationaux. Ce qui empêche de coordonner la majorité de ces aides à l'échelle nationale. Et en favorise d'autant plus la destruction du tissus agricole et rural national.

09:08 Écrit par La Vaire | Lien permanent | Commentaires (0)

Edouard Ferrand dénonce les erreurs de l'Union européenne vis à vis de l'agriculture


EDOUARD FERRAND COMMISSION AGRI 30 AOUT 2016 par edouard-ferrand

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29/08/2016

Louis Aliot

Unknown.jpegCommuniqué de Louis Aliot

Député Européen et Conseiller Municipal de Perpignan

 

« Carole Delga ou le sectarisme à plein régime ! »

Présente le 27 juillet à Perpignan, lors de l’inauguration du 28ème Festival International du Photojournalisme, Carole Delga, Présidente du Conseil Régional de LRMP, n’a pu s’empêcher de s’attaquer au Front National lors de son allocution, tentant maladroitement rapprochements et amalgames douteux…

On aurait pu croire que cette manifestation eût été, pour celle qui se définit avant tout comme une militante des "valeurs de gauche", l’occasion de rendre hommage à tous les reporters qui risquent jusqu’à leur vie, pour pourvoir nous informer ou nous faire partager le quotidien, souvent dramatique, d’hommes et de femmes de par le monde… Il n’en fût rien ! 

La seule obsession de madame Delga, dans sa logique d’exclusion d’une partie des électeurs et électrices, fut de s’en prendre dans son discours, à Robert Ménard, Maire de Béziers, alors qu’il est lui-même l’un des fondateurs de "Reporters Sans Frontières", ONG reconnue internationalement pour la défense de la liberté de la presse et la protection des sources des journalistes.

Alors même que "Visa pour l'Image" se déroule cette année sous haute protection policière, que des centaines de français sont morts dans des attentats sur notre sol, que les chiffres du chômage sont au plus haut, que les indicateurs économiques sont au plus bas, l’unité et la courtoisie républicaines ne sont visiblement pas les valeurs de la Présidente de notre Région.  

 

09:16 Écrit par La Vaire | Lien permanent | Commentaires (0)

27/08/2016

Lalande en Puisaye

images-3.jpegDimanche, Edouard Ferrand député au parlement européen membre de la commission agriculture et développement rural participera à la fête annuelle des Jeunes Agriculteurs de l'Yonne, l’occasion de partager avec eux leur passion et les soutenir dans cette période de grave crise... Il sera accompagné de militants et élus de la Fédération FN du 89.

 

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10:12 Écrit par La Vaire | Lien permanent | Commentaires (0)

26/08/2016

France 3 Bourgogne

Bourgogne : des églises dépouillées de leurs dalles

Le phénomène n'est pas banal. Depuis plusieurs semaines, les vols de dalles se multiplient. Explications.

 
 

En Bourgogne, un drôle de phénomène sévit dans les églises. Des dalles disparaissent. C'est le deuxième vol en quelques semaines qui frappe la chapelle Sainte-Gertrude à Selongey (Côte-d'Or). "Nous avons eu la surprise de trouver notre chapelle complémentèrent privée de ses dalles. Ce sont des vieilles dalles bourguignonnes qui sont recherchées", explique Raymond Brunot, président de l'association paroissiale Saint-Rémi.

Quatre édifices religieux visés

Plus de la moitié des dalles avaient déjà disparu le 11 mars dernier. Le même jour, un autre vol était constaté dans une autre petite église, à une vingtaine de kilomètres de là, à Busserotte-et-Montenaille. Elle avait été dépouillée d'une cinquantaine de mètres carrés de dalles en pierre. Dans la chapelle Sainte-Gertrude, tout le sol va devoir être remplacé, une dépense qui va s'ajouter encore aux travaux de restauration que mène l'association depuis des années. Ici, le préjudice est estimé à plus de 20 000 euros. Depuis le début de mars, des dalles de pierres de Bourgogne ont déjà été dérobées dans quatre édifices religieux en Côte-d'Or et dans l'Yonne.

 


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25/08/2016

Fête du jour

 

Saint-Louis (1214 - 1270)

L'apogée de la France capétienne

 

Né à Poissy le 25 avril 1214, le roi est monté sur le trône sous le nom de Louis IXà l'âge de douze ans. Il a régné près de quarante-quatre ans jusqu'à sa mort devant Tunis de la dyssentrie le 25 août 1270.

Durant cette longue période, il a porté le royaume capétien à son maximum de prestige, ce qui lui a valu de devenir, sous le nom de Louis IX, le roi le plus aimé des Français, tant sous la monarchie que sous la République.

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14:46 Écrit par La Vaire | Lien permanent | Commentaires (0)

Sylvie Goddyn s'exprime

Droit de réponse à l’article de Nord Éclair du 23 août dernier :

« Décryptage : Comment aider les producteurs de lait ? »

Bruxelles, le 25 août 2016

 

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Dans un article de Nord Éclair du 23 août dernier, relatif à la crise laitière, le Front National est mis en cause par un syndicaliste de la FDSEA, syndicat proche des Républicains, qui prétend que le Front National ne serait jamais présent lors des votes du Parlement européen. Une autre accusation est lancée par la présidente de l’association des producteurs de lait indépendants qui nous accuse au contraire de voter des mesures ultralibérales aux côtés des Républicains et des Socialistes.

Ces accusations contradictoires et gratuites ne reflètent aucunement la réalité : d’une part, le Front National est présent lors de tous les votes relatifs à l’agriculture, avec en fer de lance nos députés Edouard Ferrand et Philippe Loiseau qui effectuent un travail remarquable pour défendre les agriculteurs ; d’autre part, nous accuser de promouvoir la libéralisation des échanges est en contradiction avec l’accusation qui nous est faite en permanence d’être protectionnistes et antilibéraux. Bien sûr, nous nous opposons aux mesures libérales proposées par les européistes et qui mettent gravement en danger notre filière laitière.

Les élus du Front National ont bien compris les sources de la crise laitière et avaient même anticipé certains problèmes : nous nous étions opposés à la suppression des quotas laitiers dont les conséquences étaient prévisibles, nous nous opposons aux accords léonins de libre-échange avec des pays dont les coûts de production sont inférieurs aux nôtres, parmi lesquels le funeste projet de traité transatlantique, nous défendons l’étiquetage des produits, nous défendons les circuits courts, nous nous sommes opposés aux sanctions contre la Russie dont les représailles contre nos producteurs nous privent d’un précieux marché.

Les représentants des producteurs laitiers ont certainement mieux à faire que de lancer des accusations diffamatoires et contradictoires contre les élus du Front National au Parlement européen. À titre personnel, je ne demande pas des excuses car je comprends la détresse des représentants agricoles du Nord. Je demande simplement que ces représentants, même proches d’autres courants politiques, fassent preuve d’honnêteté. Je me tiens d’ailleurs à leur disposition pour les rencontrer afin de dissiper leurs doutes, qui ont sûrement pour origine la désinformation entretenue par les responsables des Républicains et du PS au sein des organisations agricoles.

 

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16/08/2016

Corse

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Communiqué de presse de Francis Nadizi, Secrétaire territorial du Front National en Corse, et des élus du Groupe FN-RBM au Conseil territorial de l’Assemblée de Corse

Les événements dramatiques de Sisco démontrent, malheureusement, que la Corse est rattrapée par des phénomènes dont on la croyait préservée.

Le Front National Corsica a alerté, depuis longtemps et à de nombreuses reprises, sur les dangers d’une immigration massive et d’un fort communautarisme présents dans l’île, et sur le rôle trouble et ambigu des associations immigrationnistes et d’une majorité d’élus. La récente motion votée par l’Assemblée de Corse, copiée à la hâte sur le projet de motion déposé par le groupe FN Corsica, n’occulte en rien la lourde responsabilité de ceux qui ne cessent de parler de « communauté de destin ».

Comme elle a su le faire héroïquement lors de la dernière guerre, la Corse peut à nouveau entrer en résistance contre des comportements hélas de plus en plus souvent répétés et emblématiques d’une idéologie religieuse qui ne respecte ni ses coutumes, ni ses traditions d’accueil ancestrales, et menace celles et ceux qui en sont les dépositaires.

Les élus, cadres et militants du Front National Corsica expriment toute leur sympathie et leur entier soutien aux blessés et à leurs familles, ainsi qu’à la population de Sisco et de sa région.Unknown.jpeg

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A visiter cet été en Bourgogne

Les étonnants musées de l’Yonne : le musée du costume à Avallon

Par Emma Sarango, France Bleu Auxerre samedi 13 août 2016 à 5:00

Cette année l'expostion est consacrée à la place des fleurs dans la mode
Cette année l'expostion est consacrée à la place des fleurs dans la mode © Radio France - Emma Sarango

Sixième épisode des "Étonnants musées de l’Yonne" à retrouver chaque samedi cet été. Direction Avallon, au musée du costume, où 3.000 vêtements d'époque sont exposés, du XVIIIe siècle aux années 1970. Emma Sarango

Depuis bientôt 28 ans à Avallon, deux soeurs originaires de région parisienne ont reconverti un hôtel particulier des XVIIe et XVIIIe siècles en musée du costume. C'est dans l'ancienne école religieuse pour garçons de la ville que les sœurs Carton exposent leur collection. La visite commence au début du XVIIIe siècle. "A l'époque, on aime les grands motifs, raconte Agnès Carton, 64 ans. On ne se soucie pas de réalisme botanique, on a de magnifiques roses mais... vertes".

Les détails permettent de dater les costumes

Un voyage dans le temps qui nous emmène ensuite au début du XIXe siècle : la Restauration. "C'est la même coupe qu'au XVIIIe siècle mais il y a un petit détail qui permet de dater, raconte encore Agnès Carton. C'est que la manche est montée non pas à plat mais avec des fronces". À côté des costumes, tous les accessoires imaginables : boucle de soulier, brosse à moustache, tabatière et... une canne fusil. "C'est une canne qui ressemble à un objet de marche mais qui permet de tirer une fois", s'amuse Agnès Carton.

 

3 000 costumes sont exposés au musée d'Avallon - Radio France
3 000 costumes sont exposés au musée d'Avallon © Radio France - Emma Sarango

 

Cette passion pour les vêtements anciens remonte à près de cinquante ans. La première acquisition, c'était à l'hôtel Drouot à Paris : "J'étais une petite fille et c'était à l'époque d'un de mes anniversaires, se souvient Agnès Carton. Avec l'argent de mon cadeau, on a pu acheter une demi douzaine de robes d'époque."

Pendant la Grande Guerre, les robes deviennent droites et courtes", raconte Agnès Carton

Au fur et à mesure, entre ventes aux enchères, antiquaires, dépôt vente et même vides-greniers, les sœurs Cartons acquièrent un millier de pièces qu'elles décident donc d'exposer pour un public très varié. "Cela peut être aussi bien des familles avec des enfants que des personnes qui ont une nostalgie du passé familial", décrit Agnès Carton. Car ici, il ne s'agit pas seulement de mode, mais aussi d'histoire. À travers les costumes, on devine tous les changements de la société pendant deux siècles : "Pendant la grande Guerre, les femmes ont dû remplacer les hommes dans beaucoup de fonctions, explique Agnès Carton. Du coup les robes deviennent droites et courtes".

Avec moins de 3.000 visiteurs par an, Agnès l'admet : le musée n'est pas rentable. Mais sa sœur et elle ne renonceront pas. Elles ont déjà une petite idée du thème de la prochaine exposition l'an prochain.

Le musée du costume d'Avallon est ouvert tous les jours du 15 avril au 1er novembre de 10h30 à 12h30 et de 13h30 à 17h30. Tarif : 5 euros (3 euros pour les enfants).

 

14:02 Écrit par La Vaire | Lien permanent | Commentaires (0)